dimanche, 09 décembre 2012
Attendre les bâches... ou pas.
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Regardez-bien. Ces deux photos ont été prises à deux jours d’intervalle, dans deux villages voisins sur la côte Est.
La première montre une école, « réparée » par une grande organisation internationale, dans le cadre d’une opération d’urgence après le passage d’un cyclone. La deuxième est celle d’un petit abri monté en 30 minutes par 6 gamins âgés de 7 à 11 ans, pour s’amuser entre deux corvées. Les gamins sont restés 10 minutes sous leur abri et sont repartis reprendre leur petite vie d’aide pêcheur.
Pour la réparation de l'école, imaginez tout le dispositif logistique qui se trouve derrière, ainsi que les fonds impliqués, depuis l’acquisition à l’acheminement de ces bâches. Combien d’internationaux, de bons salaires nationaux et de per diem ont été payés pour que les élèves de cette école soient temporairement à l’abri du vent et de la pluie ? Mais dans ce monde en pleine crise énergétique, évaluez aussi les coûts environnementaux et l'énergie nécessaire pour le transport international et la fabrication de ces bâches… coûts qui finiront par se répercuter chez nous d’une manière ou d’une autre…
Chaque année, ou presque, nous subissons des cyclones dévastateurs. A chaque fois, les organisations internationales s’engagent avec d’importants fonds pour les secours et les réparations. Mais si six gamins peuvent s’organiser d’une façon improvisée pour monter un abri de fortune en une demi-heure, est-ce que nous n’avons pas la capacité de nous organiser autrement pour nous reconstruire face à des évènements qui sont finalement prévisibles ?
Il faut reconnaître que comme certains se réjouissent des crises politiques, il y en a aussi qui se réjouissent des catastrophes naturelles car elles assurent le maintien de leur poste de « secouriste ». Sans penser que leur intervention pourrait être orientée dans le sens du développement au lieu d’entretenir les comportements d’assistés.
Je ne suis pas en train de dénigrer le travail d’assistance effectué par ces organismes internationaux. Mais à l’image de ces deux photos d’introduction, il apparait qu’il y a certains problèmes que nous devons apprendre à résoudre localement, avec des moyens locaux.
Car je crains que demain, ces gamins ne s’amuseront plus à construire un abri, mais joueront à attendre que les bâches arrivent...
22:51 Publié dans Article | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Desole pour les accents, ce n'est pas une francophobie mais un clavier anglophone
Écrit par : joba | mercredi, 12 décembre 2012
Répondre à ce commentaireDesole pour les accents, ce n'est pas une francophobie mais un clavier anglophone
Écrit par : joba | mercredi, 12 décembre 2012
Répondre à ce commentaireIl ne faut pas s'inquiéter pour l'entrée dans le coliseum. Au besoin, on paiera les spectateurs pour venir acclamer l’empereur CESAR, n'est-ce pas ?
PS : pas de problèmes pour les accents, je comprends bien que ce n'est pas de l'azertyphobie :)
Écrit par : Citoyenne malgache | mercredi, 12 décembre 2012
A très vite, (je suis au travail!).
PS:Sinon grande perplexité sur une certaine non candidature que je n'apprends qu'aujourdhui. Que va faire lapin qui lui a joué à taper sur un ennemi!
Bises, a plus tard
Écrit par : Mmm | jeudi, 13 décembre 2012
Répondre à ce commentaireQuant à ton PS, oui nous sommes encore en train de digérer l'information, et je dois dire que c'est la grande déception pour une frange de la population, frange plus large que ne le pensent les "ni-ni-stes". Les pro-lapin le savent bien d'ailleurs, c'est pour cela qu'ils craignent la candidature de Ravalo.
Bises Mmm.
Écrit par : Citoyenne malgache | jeudi, 13 décembre 2012
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