mercredi, 10 février 2010

Si c'était à refaire...

Finalement, j’ai survécu à la lecture des articles sur le 7 février 2009...

Par contre, j’ai seulement vu de loin celui qui relatait la cérémonie de commémoration avec Rajoelina, je ne sais plus sur quel site… J’ai surtout aperçu la photo d’illustration… pas de monde, pas de peuple…

 

Mais où donc est-il passé ce peuple qui voulait le changement ? N’existe-t-il plus ou il a déjà été écarté ? N’était-ce pas le meilleur moment d’appuyer le changement qu’il voulait, en rappelant que des vies ont été sacrifiées pour cela ?

 

Peut-être que certains auraient voulu venir, mais seulement les personnes qui leur avait montré ensemble le chemin d’Ambohitsorohitra ont déjà pris des chemins différents ? Et ils ont perdu leurs amis pour cela…

 

Je me demande s’ils ne le regrettent pas maintenant… ou il y a bien longtemps...

 

Le temps des regrets, de ceux qui étaient de l’autre côté… j’en ai vu passer durant cette année de crise.

 

  • Il disait (avant le coup d’Etat du 17 mars) : j’étais avec eux à Ambohijatovo pour dénoncer la fermeture de Viva. Mais dès qu’ils ont changé de discours, j’ai regretté d’avoir renforcé les rangs…

 

  • Elle disait  : j’ai voté pour TGV aux municipales, il faut que je rattrape cette erreur. Elle est venue tous les jours aux manifestations à Magro, risquant son poste de fonctionnaire.

 

  • Elle pensait : on va le détrôner de là et le monde sera parfait ! Sans voir la solution de rechange.  Elle n’aimait pas Ravalo qu’elle considérait comme un mpangoron-karena. Elle a hypothéqué sa vie pour le premier DJ venu… La société où elle travaillait a fermé en décembre… Je n’ai pas osé lui demander si elle regrettait…

 

  • Parmi ceux qui étaient à Ambohitsorohitra le 7 février… Rovahiga cite sur son blog l’avis de l’un d’eux : « je regrette vivement qu’on en soit là, quand on constate où en est le pays.  Beaucoup sont morts pour rien, juste pour des luttes de sièges ».

 

Si c’était à refaire ?… malheureusement, c’est fait et ne sera sûrement pas à refaire...

samedi, 06 février 2010

Un autre délai ndray ve ?

Les 15  jours donnés par le GIC pour émettre des observations sur leur propositions échoient aujourd’hui… et je suis impatiente de connaître le prochain délai qu’ils vont donner. Pour savoir combien de semaines encore je vais devoir retenir mon souffle. (Avec tous ces délais, j’ai plusieurs fois battu le record du monde d’apnée statique qui est de 11min 35 sec)... Car je suppose qu’ils vont devoir analyser les observations reçues des différentes mouvances. Faire la synthèse,  réfléchir, prendre la décision suivante…

 

La mouvance Ravalomanana a émis ses observations pendant que Fetison fait son one-man-show au Carlton. La Co-présidence est-elle devenue une nouvelle mouvance ? Sinon que va-t-il faire des résultats de ses “conditions sine qua non de sortie de crise" ?

 

Pour la mouvance de la HAT, je n’ai pas vu et je suis à peu près sûre de leur réponse, vu qu’ils sont les béni-non-non de l’histoire. De toutes façons leur chef semble être occupé à faire le clown sur LCI et RFI.  Et puis le lapin a déjà dit qu’il ne rejetait pas  les Accords de Maputo, mais qu’il veut les appliquer partiellement… (j’ai vérifié, sa signature n’est pas partielle sur les dits accords… ). Le Ping, il va avoir du boulot pour synthétiser ça "partiellement"…

 

La mouvance Ratsiraka et celle de Zafy sont globalement d’accord avec les mesures de compromis. Le Ping, il va synthétiser ça "globalement" aussi.

 

En attendant de connaître le prochain délai pour connaître les résultats des synthèses globales et partielles du Ping, moi je vais aller m’entraîner pour la prochaine session d’apnée no limit

jeudi, 04 février 2010

Madagascar sous la neige

Minute météo climatique et politique.

 

Le pays est sous l’influence d’une zone de turbulence politique. Pour vos déplacements, il est recommandé de vous munir d’une parapluie anti-putschiste, des crèmes protectrices indice 100 contre les attaques en taxi-brousse et des lunettes contre les radiations de tout ce qui n’est pas beau à voir.

 

 

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Dessin de RAB dans Sans Cible sur Madagascar Tribune (version papier) du 2 février 2010

 

Côté de climat, il faudra attendre pour avoir du beau temps sur tout le pays. L’effet du changement climatique est très visible dans ce pays. Alors que la dépression tropicale terrestre Fami vient à peine de se dissoudre, voilà que Madagascar se trouve sous plusieurs centimètres de neige.

 

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sources : Le Post et La semaine des Ardennes

 

Euh…non, il ne faut pas confondre Madagascar la grande île (où il y a les cyclones), avec Madagascar dans la commune de Laifour en Champagne - Ardennes (où il y a la neige).

 

Quoique… un peu de fraicheur nivale pour nos têtes bouillonnantes de crise ne ferait pas du mal.

 

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mercredi, 03 février 2010

DADA

En attendant de trouver quelque chose à dire sur le nouveau Président de l'Union Africaine, à part son prochain mariage avec son ancienne ministre du tourisme, je vais plutôt écrire un billet sur “mes impressions démocratiques”.

 

Je cherche donc une image humoristique pour illustrer mon article, comme d'habitude... Google >Image > ENTER… et je tombe sur cette image

 

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parue sur le blog Bricabraque où un article explique la présence de l’armée française en Afrique :

Au cours des années soixante, les pays nouvellement indépendants d’Afrique de l'ouest doivent choisir leur camp dans le contexte de la guerre froide. Propagande et contrepropagande vont bon train. Or, selon un accord tacite avec les Etats-Unis, c'est la France qui a pour mission de tenir ce pré-carré hors de portée de l'influence communiste ou, en tout cas, d'un régime hostile aux intérêts Occidentaux.

ah tiens… il faut que j’en parle, car cela me rappelle la présence incongrue des militaires français lors de l’intronisation du putschiste en avril 2009. Et aussi les propos d’un forumiste qui avait dit que pour nos prochaines présidentielles, les urnes étaient déjà pleines au Quai d’Orsay et qu’il ne restait plus qu’à les transporter à Madagascar…

 

… nouveau fichier… je commence un autre un billet sur les “élections” …  et au bout de quelques lignes je reviens sur Bricabraque pour copier la référence… et hop… mes yeux sont accrochés par le titre de l’article suivant et qui parle de  nouvel ordre mondial et désordre intégral…ah oui… j’ai toujours voulu comprendre le sens de ce tohu bohu mondial… c’est facile à lire, je laisse mon article sur les élections … leçon pour lycéen :

 

L'expression [nouvel ordre mondial] a été utilisée lors d'un discours prononcé au Congrès américain le 11 septembre 1990 par le président George H.W. Bush, au lendemain de la guerre du Golfe. Alors que la guerre froide vient de s'achever, les Etats-Unis affichent leur volonté d'imposer un nouvel ordre mondial fondé sur une autorité retrouvée de l'ONU et sur le respect des libertés et des droits de l'homme.

plus un schéma des relations internationales après la guerre froide… c’est joli ces petits rectangles et flèches pour expliquer les espoirs partiellement réalisés et les inquiétudes apparues depuis 1992, dont notamment sur l’impuissance de l’ONU.

 

… j’aime les schémas… je vais copier ça… ah non, c’est un flash… je regarde la page sous toutes ses coutures pour voir comment  le sauvegarder… et mes yeux sont de nouveau accrochés (les pauvres, ils sont pleins d’écorchures maintenant) par le lien sur bakchich.info d'où a été tirée l'image ci-dessus et qui fait le bilan “globalement positif” de l’armée française en Afrique. Je survole :

 

« La France en Afrique : présence, coopérations, opérations » […]

En saluant la transition « démocratique du pouvoir au Togo en 2005, et ce grâce au grand rôle joué par l’armée ». […]

Les grandes fautes de Joyandet

 

c’est bien… cela me ramène à l’armée française et à mon article sur… euh… quel article déjà ??!!!

 

… de fil en aiguille, j’ai perdu et le fil et l’aiguille… c’est graaaave… je crois que je suis atteinte de DADA (*) !!!

 

 

 

PS : Non, ce billet n’a rien à avoir avec Dada Ravalomanana...

____________

(*) DADA : Déficit d'Attention Dû à l'Age

samedi, 30 janvier 2010

Donnez-moi des choses à dire

Dans exactement 7 jours, 6 heures et 5 secondes… tous les blogs politiques et les médias vont (presque)  tous parler du massacre du 7 février 2009 lorsque les tégévistes sont allés conquérir le Palais présidentiel d'Ambohitsorohitra.

 

On revivra chaque minute de ce jour

On décortiquera les mots et les faits

On recomptera les morts

On reposera la question : qui sont les responsables

On parlera des enquêtes qui n’ont toujours pas été lancées

On parlera des leçons non apprises du 10 août 1991 et de 2002

On se demandera ce qui se serait passé si on les avait laissé entrer au Palais

On dira “plus jamais ça”

 

Mais aujourd’hui il n’y a pas de morts, alors on attend de rappeler ceux de l’année passée.

 

… Pas de morts ? ...

 

Un récent communiqué de presse des Nations Unies annonce que Madagascar est parmi les 10 pays les plus pauvres du monde (… et rien à voir… la France est parmi les 10 pays les plus puissants du monde) : plusieurs indicateurs avaient pourtant démontré un redémarrage de l’économie, mais que cette nouvelle crise politique risque de freiner cette reprise et donc l’amélioration des conditions de vie des Malgaches... Et ça... ça fait des morts :

 

Dans les épiceries de quartier, des gens achètent le riz par demi-mesure de kapoaka…

Les attaques à mains armées se multiplient faisant des victimes…

Faisons un tour dans les hôpitaux pour connaître l’augmentation des accidents vasculaires, des suicides ou des victimes des violences…

 

Mais ceux qui meurent en silence, ceux qui meurent à retardement, on n’en parle pas… Ils ne sont pas glorieux…on ne pas brandit pas leurs photos sur une place et on n'érige pas une stèle à leur mémoire… On les comptera plus tard quand on n’aura plus rien à dire…

 

Non… personne n’est encore mort aujourd’hui… En attendant, donnez-moi des choses à dire...

 

Donnez-moi des choses à dire

A ceux qui vont souffrir

pendant que nous construisons notre démocratie…

 

Billy... pourvu que...

 

lundi, 25 janvier 2010

Mon année 2009 (dernier quadri et quart)

mise à jour à la date du 8 et du 9 septembre

 

On ne nait pas citoyen, on le devient

1er Septembre. J’aime bien aller à Magro. J’écoute rarement les discours. Je n’aime pas les discours de toute façon. C’est seulement quand il y a une réaction de la foule que je demande : qu’est-ce qu’il a dit, hein, qu’est-ce qu’il a dit ?

J’y vais pour être solidaire, pour rajouter en nombre, et manifester que je fais partie d’un peuple, celui qui est contre ce coup d’Etat. J’y vais pour voir les gens qui ont les mêmes soucis et appréhensions que moi. J’en reconnais un qui était cadre dans une société qui a fermé. Il vend des sandwiches pour survivre. Je rencontre un ancien collègue… j’ai de quoi voir jusqu’en janvier dit-il. Au moins, les enfants pourront faire la fête… après on verra.

 

8 Septembre. Mes amis, qu'avez-vous fait aujourd'hui pour lutter contre cette situation ? ( J’exhorte mes amis car un autre communiqué de la HAT m’énerve).

Chaque jour, la mouvance Rajoelina pose (au moins) une brique supplémentaire pour la consécration de leur coup d'Etat. Et vous ? ... en tant que simple citoyen... qu'avez-vous fait aujourd'hui pour lutter contre cette situation ? - Signer une pétition pour montrer notre solidarité ?  - Manifester à Magro ?  - Autres actions concrètes ? - Sensibiliser ou mobiliser les personnes autour de vous pour au moins l'une de ces trois choses ? - Rien de tout cela ?... alors vous avez de la chance. La situation ne vous dérange pas outre mesure.

 

Tout confus, plusieurs d’entre eux signeront une deuxième fois la fameuse pétition,  faute de pouvoir faire les autres actions. Ma militante préférée me fera remarquer que je suis en train de prêcher les convaincus et les actifs, puis me raconte le petit grain de sable qu’elle a pu apporter et se demande en même temps si elle aura le courage d'envoyer ce mail à des personnes dont elle ne connait pas la position et auxquelles pourtant s'adresse la question ?

 

9 Septembre.Pourquoi on réagit comme ça là bas tu peux m'expliquer ?”. Dans cette tourmente apparaissent aussi les petits accrochages entre la diaspora et les locaux. On le voit sur les forums, mais même aussi entre sœurs et sœurs. Les locaux reprocheront aux gasy d’andafy de ne rien comprendre à ce qui se passe ou de se poser en donneurs de leçons. Les gasyporés se défendront d’avoir aussi un droit sur leur Madagascar et de ne pas être aussi déconnectés comme on le pense.

 

La tension est telle qu’on perçoit toujours une reproche dans ce que l'autre dit. Et ça va dans les deux sens. Une chose est sûre : on ne vit pas les mêmes choses ici et là bas, et on ne ressent pas les choses avec les mêmes intensités.  Et que nos mots et nos façons de communiquer nous font réciproquement ressentir un  "vous là-bas". Sincèrement, dans une discussion où cette différence est mentionnée parmi d'autres points, je ne pense pas que ce soit le point où il faudrait réagir en premier lieu.

 

10 Septembre. Le DJ veut encore brandir son peuple pour réclamer plus de chaises dans la transition. Il n’avait plus assez de sous pour remplir Mahamasina, ou malgré ses sous, craignait-il de ne pouvoir remplir ce stade ? Aiza re zany e. Son peuple a à peine rempli le jardin d’Ambohitsorohitra. Tout content de pouvoir rentrer les bras chargés de boissons sucrées. « Il suffit ! Le peuple c’est nous ! Et nous allons le leur montrer ! » répliqueront mes amis à travers une nouvelle pétition.

 

17 septembre. Et maintenant, il y en a qui m’appelle pour de bon Citoyenne ! J’avais fait ma déclaration d’engagement citoyen à travers mon premier billet que j’avais intitulé  Appelez-moi citoyenne,  en opposition à la fameuse phrase du putschiste « vous pouvez m’appeler président ». Mais c’est surtout quand on s’engage qu’on se rend compte de toute la responsabilité impliquée par ces trois mots. Ai-je vraiment les moyens et le courage de cet engagement citoyen ? Car il ne s’agit pas seulement d’écrire ses humeurs sur un blog… Mais au moins si j’arrivais à montrer le droit chemin à quelques uns, ce sera déjà ça. Et que beaucoup comprenne que l’on ne nait pas citoyen, mais on le devient…

 

19 septembre. Après celle ratée sur la crise économique du mois de juin, déjà une autre invitation pour parler du climat ! On dirait vraiment que le machin ne peut pas vivre sans le DJ. Je préfère croire que cette invitation de l’ONU soit effectivement un prétexte pour parler d’autre chose… Cependant, loin de ses chiens de garde, Rajoelina promet tout, signe tout, et n’éprouve aucune honte à se dédire par la suite.

 

26 Septembre. Ouf, il n’a pas pu prendre la parole ! Rajoelina a été interdit de tribune lors d’une assemblée aux Nations Unies. Avec un discours copié sur le net, il risquait de se rendre encore plus ridicule, et nous avec, mais apparemment cela ne le gêne point. Voilà une équipe qui a peut-être eu l’habitude de tricher à l’école…

Mais finalement, on redécouvre cette grande institution qu’est l’ONU : Elle condamne les putschistes (normal), elle invite un pays membre pour une assemblée (normal), et finalement elle ne s’inquiète pas si les putschistes viennent représenter le pays (anormal)… La machine du machin est très bien huilée mais malheureusement les pièces roulent chacune de leur côté.

On redécouvre aussi l’Afrique. Celle qui se lève pour défendre une décision qu’elle a prise au niveau régional. Cela met un peu de baume au cœur…

 

28 Septembre. Encore des mots, toujours des mots, des mots faciles, des mots fragiles qui sonnent faux… La communauté internationale n’a-t-elle pas la capacité d’appliquer ses belles déclarations ? Qui a dit que des sanctions personnelles allaient être prises contre les putschistes ? Je ne vois rien venir…

 

Aba Raiko, reraka aho…

 

1er Octobre. La place de la démocratie est interdite aux manifestations… Si Rajoelina était logique avec lui-même, il devrait se faire un coup d’Etat à lui-même. Car tous les arguments qu’il avait contre le régime de Ravalomanana sont plus que largement réunis avec cette HAT.

 

6 Octobre. Carlton. Pourquoi faire une réunion aussi importante sans la présence des deux autres chefs de mouvance ? C'est encore un coup à se faire appeler président ça...

 

7 Octobre. C’est bizarre…je ne suis plus humoresque... Qu’est-ce qui se passe ? Lassitude ? Problèmes professionnels ? Déconnexion ? Crise existentielle ? Amertume ? Découragement ?

C’est vrai… on en a tous marre de cette crise. Et c’est ce qu’ils cherchent en fait, nous avoir à l’usure pour qu’on finisse par dire  izay ataonareo ao e. Tu me manques… ma paix, tu me manques…

 

15 Octobre. Chez nous, quand on fait un remaniement gouvernemental, c’est le Premier Ministre qui change et les ministres restent. Eugène Mangalaza,  le nouveau premier ministre nommé par Rajoelina ne traite pourtant pas avec ces ministres. Maintenant on a un premier ministre sans ministres, et des ministres sans premier ministre.

 

18 Octobre. Elles… Durant cette crise, je me rappellerais de beaucoup de visages féminins. Je me rappellerais de Ihanta. Je me rappellerais des femmes légalistes lors de leur impressionnante marche en blanc. Ou avec leur bouquet de fleurs quand elles se sont fait tirer dessus à Mahazoarivo. Dans les forums, il y aura une participation féminine forte, reconnaissable avec les accords en genre. Dans les conversations, j’en entendais qui disaient  Omeo basy izahay (Donnez-nous les armes), alors que leur mari, père, frères et amis sont hésitants… Je les vois nombreuses dans les manifestations, venant parfois seules.

Et une pensée particulière à ma tante qui est allée manifester à Magro quelques jours après avoir subie une importante opération et qui continuait à y aller tant qu’elle en avait la force (DD : il fallait que j’en parle, 30 secondes d’émotions autorisées seulement).

 

24 Octobre. Cette question d’impôts dont je parle sur un ton d'humour dans mon billet Impôts pour les malheureux n’est pas du tout une blague. Alors que les entreprises luttent pour survivre dans cette crise et maintenir quelques emplois, ils veulent encore les saigner.

 

Etats d'âme, à défaut d'état de droit

 

7 Novembre. Je me suis réveillée très tôt le matin pour connaitre les résultats de la  réunion d’Addis Abeba, après avoir vainement attendu la moitié de la nuit… “Andry Rajoelina, Président de la Transition”… je n’ai plus regardé la suite…

 

8 Novembre. Ne pas l’appeler président. Ne pas l’appeler Andry. Je connais beaucoup de Andry et je ne veux pas, par association inconsciente, avoir l’impression de dire un gros mot en prononçant ce nom. Mes jours polis, je l’appellerai Rajoelina. Les jours normaux, il devra se contenter de DJ, de TGV (et pourtant la vitesse d’un vrai amène pourtant au respect, mais ne pas le comprendre dans cet esprit quand on parle de lui), de lapinou ou de PT (comme pété un câble et pas président de la transition)

 

9 Novembre. Après le mot « consensuel », voilà qu’il nous faut de nouveau définir avec consensus un autre mot : «Co-président ». Les commentaires vont bon train : Il y en a un qui est un peu plus président que les autres ! Non, les décisions se prennent ensembles !... Et je ne sais plus quel groupement avait déclaré le plus important : seul Andry Rajoelina aura droit au tapis rouge. Donc voilà… avoir un tapis rouge, se faire appeler président, c’est le résumé de toute la vision de notre jeune PT et de ses supporters…

 

10 Novembre. Arrêtez donc de me bassiner vos publicités dans ma messagerie ! Je n’achèterais pas vos produits et tant mieux si vos affaires ne marchent pas ! Cela fait longtemps que je trouve déplorable la qualité de vos savons, et ce n’est pas maintenant que je vais vous entretenir vous et votre coup d’Etat ! Non, mais… Et dites aussi à Moufrey que je ne mange plus de son pain, et à Total que j’évite de prendre mon essence chez eux et à Orange que je n’utilise mon poste Orange que lorsque je n’ai pas le choix !

 

15 Novembre. Faire les courses revient maintenant à faire une véritable analyse multicritères. A part le critère habituel du prix, il faut voir d’où le produit vient, qui le fabrique… dans le sens où il ne faut surtout pas entretenir ceux qui sont copains avec le DJ… Dur dur d’avoir des principes car il ne reste plus beaucoup à acheter… Acheter du beurre me donne des états d’âme

 

Mais en même temps, j’achète beaucoup de petites choses dont je n’ai même pas besoin à des petits marchands. Non que je fasse de l’achat compulsif, mais je fais plutôt de l’achat solidaire : ces quelques sous amélioreront la journée de ces gens. Mais attention, je regarde d’abord la tête du gars, et s’il a une carnation qui vire à l’orange, je n’achète pas… Eh oui, je suis une citoyenne pas une sainte.

 

22 Novembre. Hum hum… Le tableau de bord du blog m’apprend des choses : le nombre de visiteurs uniques quotidien (une quinzaine environ), les sites et blogs d’origine des visiteurs (tous des amis)… et surtout, les mots clefs recherchés dans les moteurs… Alors… qui d’entre vous est arrivé sur ce blog en tapant  malgache nue ??!!! Désolée, c’est l’humanité que j’ai déshabillée ici et n’espérez pas une seule seconde que je ferais un streap tease , même pour résoudre cette crise !!!

 

27 Novembre. Pour tous mes amis qui me rendent visite sur ce blog, ceux que j’ai connus ailleurs, ceux qui resteront virtuels, et ceux qui ont maintenant un visage : Sommes-nous prêts pour reconstruire pour ce pays ? Même pas peur, dira l’un d'eux.

 

Joyeux Noël Madagascar

 

9 Décembre. Les délégations qui ont participé aux négociations à Maputo ne peuvent pas rentrer au pays? Et à quoi ça rime ? Ah, je sais… Le DJ veut figurer dans le Guinness des stupidités politiques.  Et leur communiqué me fait dire des mots de plus en plus gros.

 

17 décembre. La France réclame une réunion du GIC de haut niveau. La France n’a pas aimé les dernières décisions prises à Maputo… La France... encore la France… ma Françafrique me fait de plus en plus mal…

 

23 décembre. AGOA c’est fini. Obama l’a dit. Ceux qui en parlent comme du travail mal payé n’ont jamais su les difficultés pour créer des emplois, ne serait-ce qu’un seul. Et quand vous êtes 100.000 et que vous n’avez pas de qualification, vous penserez bien qu’un tiens vaut mieux que deux tu ne l’auras pas.

 

24 Décembre. Madagascar, c’est le pays où l’on revient avant même d’y être allé (j’ai tiré ça d’une pub). Cette pub l’a dit, Dreamworks l’a fait. Car parait-il que l’équipe de Dreamworks qui avait réalisé « Madagascar » n’avait jamais été à Madagascar. Cela explique pourquoi ils ont allègrement fait pousser les baobabs avec les ravinala (Je les engagerais bien quand j’aurai les moyens de m’offrir un arboretum). Et ils reviennent avec un joyeux « Joyeux Noël Madagascar ». Un grand succès… sauf pour les malgaches qui ont passé un pas bien joyeux noël avec la nouvelle sur la suspension de l’AGOA. Ceux qui ont perdu leur emplois diront à la HAT : « On était à la fête où on mangeait les dindes… nous étions les dindes… »

 

L’année la plus longue

1er janvier. Nous sommes en 2010. Mais je ne suis pas encore sortie de mon année merdique de 2009.

 

4 janvier. C'est décidé. Je vais changer de provider, car en plus de porter une couleur honnie, ma connexion fonctionne comme un clignotant  ça marche, ça marche pas … et depuis quelques semaines c’est devenu  ça marche pas, ça marche pas

 

11 janvier. Heureusement qu’il y a les chocolats dans la vie… Je fais le plein de douceurs car cette mouvance polymorphique ne me dit rien qui vaille. Tous ces mouvements à Anosy ne me disent rien qui vaille. Rajoelina et sa HAT ne m'ont jamais dit rien qui vaille. Cette année 2010 ne me dit rien qui vaille... Et si je fais la folie de terminer cette boîte avant demain, il faudra que j’aille m’inscrire aux Chocoholiques Anonymes.

 

12 janvier. Non, je n’irais pas à vos élections. Pas dans ces conditions d’organisation unilatérale. De toute façon, ma voix ne comptera pas, alors pourquoi me déranger ? Et puis, je ne crois pas qu'après avoir fait tout ça, vous allez vous retirer gentiment après les élections...

 

14 janvier. Et les poules sont arrivées avec leurs nids ! C’est le décor qui manquait pour revenir à notre belle époque socialiste. Les rues sont dans un sale état : des trous, des trous, des trous…  On a tout fait pour accélérer l’usure normale : les pneus brulés sur la chaussée, la destruction pour faire les barrages, les ordures non collectées qui se déversent et obstruent les caniveaux…

 

15 janvier pm. Je devais aller à Anjohy dans la haute ville. Sur la montée, un policier me barre le chemin et me fait dévier de mon chemin : « Il est impossible de passer, il y a le cortège, et il y aura même le président ». Avec un sourire en prononçant le mot président... Ah c’est l’enterrement du Cardinal. Mais de quel président parle-t-il ? J’avais envie de vomir. Paix à votre âme Cardinal, et surtout ne manquez pas de hanter celui qui nous a volé notre paix.

 

23 janvier. Application des accords de Maputo et des actes additionnels d’Addis Abeba. Eugène Mangalaza de nouveau premier ministre. Ce sont les propositions du GIC. Mais n’avez-vous pas remarqué qu’à chaque fois, la réplique de Rajoelina et son clapier est toujours la même : une décision unilatérale ?

 

24 janvier. 15 jours encore… pour réagir à la proposition du GIC. OK Monsieur Ping, nous attendrons le prochain top… comme d’habitude…

 

… Dans 3 semaines il sera Addis… dans 2 semaines il sera Maputo… dans 1 semaine il sera AGOA… dans 0 semaine l’année s’est terminée… Mon année 2009 était ainsi ponctuée… et nous avons commencé un nouveau décompte de 52 semaines…

mercredi, 20 janvier 2010

Mon année 2009 (Quadri 2)

Le courage citoyen

1er Mai. Mes nouveaux amis sont virtuels. Ils se cachent sous des noms de guerre et nous ne sommes pas d’accord sur l’origine de cette histoire de cuillères en bois. Il parait que je leur tape dessus quand ils disent des bêtises. Verbalement bien sûr. Maintenant ces cuillères en bois sont devenues les signes de ma sagesse. Je tiens à préciser qu’elles ne sont pas en bois de rose…

 

3 Mai. J'ai attrapé un coup de soleil ... euh... un coup d'Etat.

 

8 mai. Si brusquement atteinte d’une amnésie, je ne devais retenir qu’une chose de cette crise, je voudrais que ce soit cette image de Razily lors de la manifestation des légalistes le 28 mars : personnage si frêle et si fragile, affrontant les militaires avec son drapeau.

 

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Je ne sais pas de qui est cette photo, mais je la trouve superbe. Pour moi, elle symbolise le courage citoyen.

 

A cause de ce geste, Razily a été arrêté par les militaires qui ont fait de la répression ce jour là. Lova lancera une pétition pour demander la libération de Razily. Évidemment que je l’ai signée cette pétition, avec le commentaire suivant : « Merci Razily de nous avoir montré ce bel exemple de courage et de patriotisme. Tu resteras pour toujours dans nos cœurs de citoyens. Ce que j’écris ici ne pourra peut-être pas alléger ce que tu endures en ce moment, mais peut-être que tous ces messages en ton honneur contribueront à ta libération. J’espère que tu partageras toutes les pensées que le monde a pour toi, avec tes compagnons d’infortune. Ceux qui n’ont pas figuré en héros, et pour qui personne n’a fait une pétition. Que Dieu vous garde, tous. »

 

12 mai. Alerte. Notre petit groupe a lancé un Appel à l’intervention et la solidarité internationale . Sera-t-il entendu ? Je ne le saurai jamais. A part les réponses automatiques des institutions visées, je ne recevrais qu’un seul écho de la part d’un citoyen d’un autre pays.

 

9 mai. Veillée mortuaire. Tante Tine est morte. La famille est réunie. De quoi parler une fois épuisés les sujets autour de l’enterrement, et les tu-fais-quoi-ça-fait-longtemps-qu’on-s’est-pas-vus ? En pareilles circonstances, éviter bien sûr les sujets qui fâchent. Donc pas de politique. Cependant, parler des PPN, des couts de la vie, de la scolarité des enfants finit toujours par aboutir au sujet politique... On parlera des modèles et des fonctions de nos téléphones cellulaires. Pour de vrai, le mien est un très vieux modèle, mais pas comme celui-là tout de même.


19 mai. Prise d'élan avec notre appel à l’intervention internationale, j’ai voulu m’adresser à Jean Claude Boidin, l’ambassadeur de l’Union Européenne, à travers un édito de Ndimby paru sur Fijery. Comme si Mr Boidin avait besoin de moi pour connaître ce qui se passait à Madagascar ! Pourquoi lui d'ailleurs ? Peut-être à cause de  son beau discours lors de la journée de l'Europe...

 

Finalement, dans mon commentaire à cet éditorial, je ne me suis pas adressée à Mr Boidin mais plutôt à moi-même et à mes compatriotes : Puisque Mada va fêter l’année prochaine ses 50 années d’indépendance, et n’est-il pas temps d’apprendre à réagir en adulte de 50 ans et de ne pas tout le temps faire appel à l’intervention extérieure ?

 

27 mai. Assises de l’Armée. J’ignorais qu’elle était debout.  A chaque fois, elle ne s’est levée que pour tirer sur la foule. De mémoire citoyenne, la seule fois où ils se tiraient entre eux, c’était en 1975. Mais à quoi nous servirait donc une armée ? En temps de paix, elle est inutile. Dans le cas d’une improbable invasion étrangère, elle ne tiendrait pas longtemps. En temps de crise, elle crée des problèmes en plus des problèmes. Nous avons pourtant l’armée la plus étoilée du monde parait-il. Et quand on pense à tous les avantages que l’Etat lui accorde (ne serait-ce que les terrains gratuits), on ferait mieux de se poser la question si tout le budget consacré à cette inutile armée ne nous aurait pas mieux servi dans l’éducation, la santé et les infrastructures.

 

Tsy tonga ny Dadanay

 

1er Juin. Les rumeurs disent que Ravalo sera de retour pour les fêtes nationales et que cette fois-ci sera la bonne. On raconte des mouvements de tanks à Morondava et à Tuléar, car d’autres rumeurs craignent qu’il ne débarque de là-bas. De nouveau, je reçois les consignes devenues usuelles : faire les provisions, ne pas sortir.

 

15 juin. Au risque de passer pour une idiote (tsy misy saina) je ne lèverais pas le drapeau national. Ce n’est pas un drapeau à lever par habitude. C’est un symbole de fierté de l’identité nationale, et en ce moment je ne suis fière ni de mon pays, ni de ces armes qui nous dirigent. Un drapeau noir aurait mieux convenu, mais ça fait trop pirate, et pirate rime avec CAPSAT.

 

20 juin. Je rebondis sur l’éditorial de Rom1, le vazaha qui pense à nous sur Madagascar Tribune. Il a fait l’exercice de comparer les deux protagonistes de cette crise à des puissants bolides : le R8 et le TGV. Pour moi, lequel des deux personnages aura été une meilleure influence pour les malgaches constitués à 75% de ruraux :

 

Le laitier qui a commencé par livrer ses produits à vélo, qui a réussi à construire un empire avant de parvenir à la magistrature suprême après une élection...

Ou

le DJ qui a fait danser des jeunes urbains, qui a reçu sa société dans l’écrin de son alliance et qui s’est accaparé de son titre de président à bout de fusil...

 

Alors que le premier sinistre Monja Roindefo fait ânonner à 3000 fozaorana un Yes we can auquel ils n’ont sûrement rien compris, le Ravalo a fait travailler les 15 millions de ruraux avec un miasà, miasà... tsy maintsy vitantsika io.


25 juin. Le conflit cessera un jour ou l’autre. Mais ma plus grande inquiétude concerne la reconstruction de ce pays et la réconciliation entre malgaches après la crise. Je ne parle pas de la réconciliation entre ces politiciens qui s’allient et se désallient au gré de principes dont je n’ai jamais compris le fonctionnement. En 1991, j’en ai vu qui s’invectivaient en public et qui, en privé, discutaient comme si de rien n’était...

Je m’inquiète pour toutes ces valeurs qui ont été détruites en si peu de temps. Nous avons perdu confiance en nos institutions. Qu’est-ce qui nous pousserait encore à nous battre pour ce pays ? Pour quel peuple, avec qui et surtout pour quoi ? Puisque les fruits de nos efforts vont encore être détruits dans environ 7 ans.

 

25 juin (le soir)

- Vous entendez ce bruit ???!!!! Il y a des coups de feu !!!… On dirait des bombes !!!

- Meuh non… ce sont les feux d’artifice.

 

26 juin. Tout est bizarrement si calme. Tsy tonga ny Dadanay. Je mange mes provisions.

 

29 juin. Retenez bien cette histoire de bombes artisanales, car si un jour vous commencez à gêner la troupe de la HAT, vous serez arrêtés avec comme motif la fabrication de ces bombes.

Je conseillerais à tous les pays du monde entier où règne le terrorisme d'envoyer leurs agents faire un stage à Mada. Nos brigades anti-terroristes arrivent à débusquer en moins de deux la moindre petite bombe artisanale qui traîne...Trop efficace pour être honnête...

 

30 juin. De fortes rumeurs règnent (de nouveau) au niveau d'une certaine couche de la population sur le rapt d'enfants pour des fins de prélèvements d'organes. Les auteurs circuleraient dans de belles 4x4 neuves. Et qui roulent dans des 4x4 neuves (volées) en ce moment ?


L’année des ratés

 

1er Juillet. On aurait accueilli le sommet de l’Union Africaine. Bien que tout le monde ait envie de venir sur notre belle grande île, notre insularité et notre éloignement font augmenter les coûts de transport et il est souvent évité d’organiser des évènements internationaux à Madagascar (surtout à grande échelle) pour des raisons budgétaires. On avait cette opportunité et on l'a gâchée.

 

24 juillet. Merci. Pardon

 

31 juillet. Il s’est passé beaucoup de choses durant ce mois, mais je vais plutôt rêver des choses qui ne se sont pas passées ou qui ne vont plus se passer : le sommet de l’Union Africaine, le sommet des Jeunes avec l’UNICEF, le sommet de la Francophonie. Plus tous les financements extérieurs suspendus dont l'Union Européenne et la Banque Mondiale … Ah, il y avait aussi la tournée de Johnny Halliday qui a été annulée. Il en est tombé malade.

 

Et j’en profite pour faire une parenthèse sur l’avion discorde. J’avoue que j’ai été dérangée par l’air réjoui de Ravalomanana lors de la réception de l’avion, comme un gamin au pied du sapin un matin de Noël. Sauf que celui là ne fonctionnait pas avec des piles. Mais je n’étais pas indignée de l’achat en lui-même. Quand on héberge deux sommets successifs de hauts dignitaires, on achète des voitures, on construit des hôtels, et comme on est une île… on achète un avion.  A moins qu’on ne fasse venir ces Présidents à la nage. Maintenant ce sont les fozaorana qui se pavanent dans les voitures prévues pour les Présidents Africains.

 

Consécration d'un coup d’Etat

 

5 Aout. Premier round de négociations à Maputo. Après un « j’y vais pas, j’y vais» où il se montre dans toute sa splendeur de non-leader, Rajoelina part à Maputo en apportant de Mada toute sa nourriture. Vite, vite… est-ce que quelqu’un peut l’informer que Maputo c’est pour les négociations et pas pour une partie de pique nique ?

 

6 Aout. Je ne les imaginais pas comme ça les négociations, une grande salle de conférence où tout le monde est sagement assis à sa place. Et puis, qu’est-ce qu’ils font tous là bas tous ces gens là ? Dans ma tête, cela devait se passer sur une sorte de ring et que les « médiateurs » servaient d’arbitre. Oui, je suis bête et pas seulement sur les bords.

 

9 aout. Les Accords sont signés. Ils nous serviront donc de Constitution de rechange. Je les ai lus et relus pour essayer de comprendre. Mais au moment où j’écris ces lignes, j’ai déjà oublié ce qu’il y avait dedans. Rajoelina, lui, il les a tout de suite oubliés. Il faudra aussi chercher un consensus pour la définition du mot consensuel.

 

10 Août. Je m’en fous que ces Accords soient ambigus ou pas. Je suis pour leur application sans conditions. Je les ais signés à ma façon avec une autre pétition : “Bien que légitimant malheureusement un coup d'Etat, ces Accords permettent d'aboutir à l'organisation d'une élection démocratique tant attendue par le peuple, et de restaurer l'état légal à Madagascar. “

 

11 Août. J’ai tout de même un grand souci concernant la question d’indemnisation des victimes des évènements, stipulée dans l’Article 13 : Toute personnes victime des évènements politiques entre 2002 et la date de signature du présent accord qui aurait subi des préjudices de quelque nature que ce soit aura droit à une réparation et/ou une indemnisation par l’Etat dont les modalités seront fixées par le CNR.


…oui pour l’indemnisation, mais qui va encore payer pour alimenter le Fonds National de Solidarité prévu dans l’Article 15 ? Ce ne sera sûrement pas tous ces fozaorana qui ont pillé sans aucun état d’âme et dont je soupçonne la majorité de ne pas payer d’impôts ni taxes. Ce ne sera sûrement pas la bande à Charles, qui je rappelle au passage vit aux crochets des contribuables… Allez les citoyens responsables, c’est encore pour votre pomme !!!

 

13 Août. Il s’appelle Roger Luc !  Un autre nom qui rassure. On a vu ce valeureux commandant qui s’est dressé seul face à ces brutes du CAPSAT. On ne connaitra son nom que plus tard. Mais ce nom est précieux. Peu m'importe qui il voulait protéger ce fameux jour du 9 août à Ivato. Mais dans ce monde de brutalité que nous offre Rajoelina et ses sbires, comment ne pas  se sentir rassurée qu’il existe des Roger Luc qui auront le courage de vous protéger.

 

26 Août. Maputo 2. C’est la ruée vers les chaises.  On se dispute les plus hautes, les plus lourdes, les plus précieuses, les plus lucratives, les plus visibles, les plus rebondissant (du verbe rebondir sur un tremplin vers une chaise plus haute). Il y a pourtant beaucoup à pourvoir : 457 ! Cela fait beaucoup de haut salaire, d'indemnités, de voitures, de personnel d'appui et de courbettes encore à la charge de nous les pauvres citoyens.

 

Je ne comprends pas la Communauté Internationale. Sont-ils dans le coup (d'Etat) ou quoi ? Rajoelina veut sortir ? Ok. Rajoelina veut un délai ? Ok. La suite montrera que de délai en délai accordé, on finira par passer l'année.

 

27 Aout. La politique ? C'est simple, il faut le demander à Voninahitsy :

Ratsiraka l’a emprisonné, Zafy l’a libéré

Zafy l’a emprisonné, Ratsiraka l’a libéré

Ratsiraka l’a emprisonné, Ravalo l’a libéré

Ravalo l’a emprisonné, le TGV l’a libéré

Et avec ses bidouilles actuelles, il n'est pas loin du retour vers sa résidence préférée

(traduction du commentaire posté par Zakta sur Topmada)

 

31 août. Curiosité. Quels noms ils portent les enfants nés cette année ?

dimanche, 17 janvier 2010

Mon année 2009 (1er quadri)

Je vous préviens, c’est le déluge…

Habituellement adepte des notes courtes et drôles, je ne me suis pas retenue cette fois.  Ne m’en veuillez pas, l’année a été longue, riche en émotions, mais pauvre en beaucoup de choses… Prenez une chaise, et tenez jusqu’au bout…

 

 

Impossible de ne pas citer cette année quand j’écrirais ma biographie. Je dirais, c’était l’année des émotions intenses. Quand on a mal pour soi, mais aussi pour les autres, et surtout pour quelque chose qu’on ne peut pas serrer dans ses bras : son pays.

 

J’ai versé des larmes pour lui, et pas qu’une seule fois. Au bureau, il  y avait des moments où elles tombaient toutes seules ces larmes, sans que je puisse les retenir. Ma collègue disait : elle est très patriote… je me demande encore si c’était du patriotisme ou le choc devant autant d’absurdité et d’avidité humaines. En tous cas, l’incompréhension…


Tout a été excessif et violent. La pression a été maintenue tout au long  de l’année et nos cœurs ont battu à tous les tempos : colère, indignation, terreur, angoisse, humiliation, sentiment d’impuissance, déception… et tous leurs synonymes. On aura besoin de psy pour nous aider à surmonter les traumatismes de cette crise.

On a encore brulé le Rova


1er janvier. Nous sommes en janvier… l’année commence bien. Ultimatum hono. Cela ne nous empêchera pas de faire la fête en famille.  Mais cela alimentera tout de même les conversations : ils sont d’un ridicule. Ces gens là, on leur donnerait la même somme, ils manifesteraient pour la sauvegarde des ours polaires. Je parle de leur grande majorité, car il y en avait qui y allait par conviction. Beaucoup ont regretté par la suite.


13 janvier. Fin de l’ultimatum. Bof cela ne m’intéresse pas. J’évite d’écouter ces radios qui attisent la haine. Moi la pacifique, à deux doigts d’être végétarienne (pour ne pas tuer les créatures vivantes)  j’aurai pu tuer quelqu’un si je continuais à les écouter. Mais à combien sont-ils payés pour sortir autant de mots qui tuent en une seule phrase et avec un débit pareil ? Le salaire de toute une vie m’a-t-on dit.


20 janvier. Investiture d’Obama. Pauvre homme. Le monde entier l’acclame maintenant, et un jour viendra où l’on ne comptera que ses erreurs.


21 janvier. Et soudain, c’était le silence.  Je me sentais comme dans une tombe. Depuis la fin de l’ultimatum, la tension politique avait augmenté de plusieurs crans, et je suivais les évènements à la radio. Mais toutes les radios que j’arrivais à écouter sans voir orange se sont tues. Pareil pour les chaines télévisées. Ma respiration était suspendue aux mises à jour des fils info de Topmada et Sobika… F5, F5 (pour réactualiser)… ma touche en a gardé des traces. C’était hyper stressant…


26 janvier. C’est encore le pillage en ville ! Ca brûle partout ! On découvre soudain que les gens qu’on croise tous les jours pourraient tous être des voleurs.


26 janvier. Et les sons se sont envolés en fumée… Pour moi, la Radio Nationale représentait tout notre patrimoine audio. C’est comme si on avait encore brûlé le Rova. Pourtant ils (les gens de la TVM et la RNM) étaient si fiers de leur nouveau bâtiment et ils avaient des difficultés pour le terminer. Brûlé, saccagé… à peine utilisé.


Après le 26 janvier. Ils vont souvent par deux, par trois. Le sac dans le  dos. On sait ce qu’ils vont faire : Continuer le pillage. Dans un quartier de la haute ville, ils étaient organisés. Ils ne se préoccupaient point de l’argent qu’on leur distribuait pour aller manifester sur la place du 13 mai. Ce qui les intéressait c’étaient de « faire les magasins » après les manifestations.
Quand il n’y aura plus rien à piller, ce sera notre tour. On pourrait te prendre tout ce que tu as durement acquis, et tout le monde trouvera ça normal. Et qu’aucune force de l’ordre n’interviendra. Ils n’ont pas été payés pour.


27 janvier. Faire des provisions. Surtout faire des provisions. Oui, mais où ? Je n’irais pas à Analakely ou à Tsaralalana. Je suis terrorisée. Les grandes surfaces ont été pillées, brûlées. Et comment ne pas croire que ces produits dans les rayons des épiceries n’ont pas été issus des pillages. Mes yeux sont embués par les fumées des pillages et je vois des voleurs partout. Trauma…

Naître de nouveau


7 février : N’y allez pas !!! N’y allez pas !!! …  J’ai suivi en direct ce qui se passait sur la place du 13 mai. Au moment où  Rajoelina a annoncé « je nomme Roindefo PM et je lui donne le palais d’Ambohitsorohitra pour ses bureaux » mon sang n’a fait qu’un tour.

 

Je suis tombée à genoux et j’ai pleuré, suppliant dans ma tête tous ces pauvres gens, n’y allez pas, c’est un piège. Pourquoi vouloir installer un PM dans les bureaux d’un Président si ce n’est pas pour autre chose ? Ont-ils installé leur ministre des sports  au Ministère de l’Agriculture ?

 

Evidemment, Roindefo a entrainé son peuple à la prise du Palais. Les pilleurs morts brûlés ou écrasés dans les centres commerciaux ne pouvaient être considérés comme des martyrs honorables pour une cause aussi fôpla noble que leur révolution orange. Il en fallait d’autres, beaucoup d’autres avec un coupable précis : le locataire de ce Palais. Peu importe d’où provenaient les tirs. Peu importe qu’ils aient forcé plusieurs cordons militaires armés. A mon avis, rien ne prouvait que tous les morts ramenés dans les hôpitaux étaient tous tombés à Ambohitsirohitra.


7 février 14h11min : Je suis née de nouveau et je me suis baptisée moi-même. Mon pseudo est né. Première participation à un forum où j’avais sorti ma rage contre un article qui, à mon avis, disait trop d’âneries sur Madagascar. Pendant que Rajoelina fabriquait ses martyrs, je déchargeais mes balles verbales sur l’article. Depuis j’ai appris le mot média-mensonge.


14 février. Mahamasina. Samy mafoaka, iô iô… Tsy misy mitsoaka iô iô. Qu’est-ce qu’il pleuvait ce jour là, mais on a tenu bon.  Le stade était plein. Nous aussi, nous sommes le peuple. Et nous ne sommes pas du côté de ces orangistes. Sans se connaître, des gens se prêtaient leurs parapluies ou de quoi s’asseoir pour ne pas se mouiller les fesses. J’aime bien ce peuple. Le lendemain, un quotidien fera paraitre une photo des gradins pratiquement vides en commentant quelque chose comme : « oui, il y avait du monde mais il restait des gradins vides ». Je n’ai plus acheté ce journal.

Nous sommes aussi le peuple !


7 mars. Je débarque sur Madagascar Tribune avec un long commentaire que j’avais déjà posté sur un autre site.  Après avoir erré sur Topmada et un peu sur Sobika où il régnait un boucan à ne plus s’entendre, je suis tombée par hasard sur un article de Ndimby A. l’éditorialiste de Madagascar Tribune. Incapable de me concentrer sur le peu de travail qui me restait, je suis revenue quotidiennement sur les forums de Tribune. J’admirais l’effort de neutralité montré par les deux éditorialistes, Ndimby et Patrick, et aussi leur bonne analyse de la situation. Les échanges avec les autres forumistes m’inspiraient ou me rassuraient et l’ensemble rythmera mon année en même temps que les évènements politiques.


14 mars. J’y tenais à ce Président. Malgré ses défauts, c’est le meilleur qu’on ait eu depuis l’indépendance. Il nous a appris le sens du travail et de l’effort. Il disait des mots positifs. Son slogan  tiré de la Bible « Aza matahotra, minoa fotsiny ihany » (N’ayez crainte, croyez seulement) nous incitait à croire en ce qu’on faisait. Et il faut être paresseux ou n’avoir rien compris à la religion pour interpréter cela en « attendez que la manne tombe du ciel ». [j’ai dû supprimer ici un trop long paragraphe  qui parle de Vision, de Madagascar Action Plan et de Rapid Results Initiative
Tout ça pour dire que je suis allée à Iavoloha  monter la garde quand les foza avaient annoncé une attaque du palais Présidentiel.  Beaucoup de gens étaient là-bas depuis la veille. Sans rien manger. Il y avait bien quelques repas distribués, mais la foule était trop nombreuse. J’ai partagé ma pitance avec mes voisins. Il n’y aura pas d’attaque ce jour là, mais il y eut plusieurs alertes durant l’après-midi.


17 mars. Allô !!! Alors cela veut dire quoi ???!!! Il a démissionné ou pas ???!!! Oui ??!!… C’était un transfert ??!!… mais alors… Chacun y allait de son interprétation. Des appels dans tous les sens. Ma facture de téléphone a quadruplé, j’ai mal aux oreilles… L’émotion était à son comble.


18 mars. Cela s’appelle coup d’Etat.


19 mars. Pourquoi le directoire militaire avait-il remis le pouvoir à Rajoelina et pas au directeur du lycée machin, ou au chauffeur du bus 192 ou à moi ? Je disais bien que c’était un coup d’Etat. Quel écœurement quand la HCC sort une note pour officialiser qu’elle trouve qu’il est normal qu’un lapin nous servira de président. Armes pointées contre les tempes ou billets frais sans odeurs en banque ?


20 mars. Se mettre en noir et se retrouver à un point de rendez-vous. La masse silencieuse sort de son mutisme et s’organise par petits groupes pour manifester. Ils sont jeunes, et cette jeunesse là me rassure. Leur tract aussi [tract[1].doc] L'avenir n’est pas tout à fait foutu.


21 mars. Je me dépêche pour être là quand on entonnera l’hymne national. Car j’aime ce moment de partage et de solidarité où je chante mon pays en tenant la main d’un(e) voisin(e) inconnu(e). J’y allais la peur au ventre, car je savais le mouvement infiltré. Mais pour éviter les cafouillages, les services d’ordre ramassent les pierres qui trainent et repèrent les sacs à dos suspects.  
Un ami qui devait passer par l’avenue de l’indépendance pour rentrer après les manifestations, se faisait régulièrement agresser par les partisans de Rajoelina. Il a reçu des jets de pierre et de kapoaka remplis d’urine et d’excréments. Ce côté de la ville appartiendrait donc aux foza pour leur démocratie.


22 mars. Disons que c’était le 22. Quelle frousse ! Un pickup rempli de militaires armés se fait huer par les manifestants à Ambohijatovo. Ils ont tiré en l’air et cela a généré un un mouvement de panique  Je me suis précipitée pour les prendre en photo… et celui qui était derrière a pointé son arme dans ma direction. Ma photo est ratée…


24 mars. Non, non, non…  je ne peux pas rester ainsi à juste papoter dans les forums. Avec quelques amis nous avons organisé une pétition pour faire parler la majorité silencieuse. Il n’y avait pas que la minorité bruyante qui devait compter. C’était à moi de pondre la base. Il y avait eu une panne de courant et j’ai dû la rédiger à la main et à la lumière d’une lampe torche.  Les autres ont apporté des amélioratons. Et c’est le départ d’une amitié bizarre entre des gens qui ne se connaissaient pas mais qui se soutenaient mutuellement. La pétition sera diffusée le 27 mars et elle sera relayée en zone rurale où des signatures ont été collectées.


28 mars. Baptême de feu. La place du 13 mai serait donc devenue une zone rouge. Ils étaient à 10 m de moi et ça tonnait fort. Mes jambes tremblaient. Mes mains tremblaient. Mon cœur tremblait. Dans la débandade, je n’ai pas vu où étaient passés les autres et je me suis retrouvée toute seule derrière les boutiques des vieux livres. J’ai appelé… réseau saturé. Tout le monde appelait aussi. Théorie de la file d’attente (n’y allez pas, ce lien est un piège !)…

Autre théorie des mouvements de foule : se mettre à l’abri derrière un élément fixe pour éviter d’être piétiné. Sauf que tout le monde a appris la même chose… J’ai failli être piétinée en me précipitant vers le premier abri fixe.

 

Juste une prière


3 Avril. En ces temps difficiles où bon nombre d’entre nous n’avons plus la sérénité pour vaquer à nos activités habituelles, où le pouvoir de l’argent prime sur les valeurs morales, où les « tondro-molotra »  peuvent coûter l’effort de toute une vie, je voudrais  avoir une pensée particulière pour ceux/celles qui malgré eux sont impliqués dans cette bataille politique parce que leur époux, fils, frère, père ou famille a fait le choix de rentrer dans le système. Vous ne pouvez renier votre famille, mais vous devez cependant supporter les effets collatéraux de ce choix : le regard curieux ou réprobateur, les questions incessantes et  peut-être les pressions de toute part… Soyez courageux et que Dieu vous vienne en aide.

 

8 avril. Au cours d’une discussion que j’ai eue aujourd’hui avec un fonctionnaire, j’ai déploré le côté fataliste des malgaches, cette facilité à se résigner même si on leur a déféqué dessus (oh, pardon, mais je cite un forumiste). Mais de l’autre côté, d’autres personnes - qui n’ont pas accès à internet - ne veulent pas baisser les bras et me transmettent des messages de condamnation de ce coup d’Etat. Il faudra que je m’improvise bloggeuse pour leur donner la possibilité de s’exprimer.

 

15 Avril. Les pickup surpeuplés de militaires armés jusqu’aux dents n’accompagnent pas seulement les cortèges des putschistes.  Ils circulent inlassablement en ville pour entretenir gratuitement la terreur, mitrailleuse pointée devant. Son opérateur prêt à armer. J’en rencontre environ un par jour. C’était donc ça la démocratie qui nous faisait défaut.

 

20 Avril. Ce fihavanana dont on nous rebat les oreilles titre Ndimby A. sur son éditorial. Censé nous aider à résoudre la crise, ne serait-ce pas plutôt ce fihavanana qui nous rendrait les choses encore plus difficiles ? Et si cette crise était pour nous une bonne occasion d’apprendre à rétablir l’ordre au lieu de partir dans des compromis qui ne seront que le départ pour un autre cycle de vendetta ?

 

22 avril. Attendre que les coups de feu cessent, comme quand on attend que la pluie s’arrête pour rentrer après une réunion. J’appelle… est-ce qu’il pleut encore (des balles) de ce côté ? Non ? Puis se faufiler entre des barrages des militaires et les traces des pneus brulés ou non, les bacs à ordure, les  débris de trottoirs, et se féliciter d’avoir eu de la chance en s’inquiétant si  demain matin on sera aussi chanceux et avoir une petite éclaircie pour pouvoir se déplacer.

 

23 Avril. J’admire les indifférents. Ils arrivent à vivre normalement comme si ce qui se passait se déroulait au Pérou ou en Papouasie et ne les concernent pas. Ils ont peut être le cœur déjà mort ?

 

25 Avril. Mes amis se mobilisent. Passer à l’action. Ouvrir un blog. Alerter l’opinion internationale. Continuer à manifester. S’encourager et se partager les informations. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre quand on veut  en même temps rester un simple citoyen ?

 

(ouf… je ne sais pas si j’arriverais à faire les autres quadrimestres)

mardi, 12 janvier 2010

Courage

mafalda_kivy.jpg

 

 

C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un.

[Marcel Jouhandeau]

dimanche, 10 janvier 2010

Meilleurs veux

… Surtout éviter le paracétamol…

… Utiliser avec prudence les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine ou l’ibuprofène…

… Les remèdes traditionnels du café salé (beurk !) ou du café très fort (bonjour la tremblote) ne sont pas vraiment efficaces dit-on…

 

Deux soirées de suite, j’ai dépassé ma DJA (*) d’alcool qui est de “ne rien boire”. Hier, c’était un verre de vin et avant-hier un demi-bouchon de rhum  arrangé aux litchis …

 

… Une voix en coulisse me rappelle que je n’avais touché ni au verre ni au demi-bouchon sous prétexte que j’allais conduire pour rentrer. Mais que sinon, je ne refuse pas le vin blanc… Une autre voix de coulisse me fait remarquer qu’un verre peut être rempli dix fois… [Chut toi… maintenant je ne sais plus comment articuler la suite pour introduire la caricature ci-dessous. Maintenant, va falloir improviser…]

 

Alors, si je n’ai rien bu, d’où me vient cette horrible gueule de bois (de rose) au réveil ce matin ?... Sûrement parce que j’avais écouté un putschiste présenter ses veux à une population et à un pays qu’il a lui-même volontairement détruit.

 

veux2010.JPG

 

 

Caricature de MEK dans Tchin Tchin sur le quotidien Midi Madagasikara

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* Dose Journalière Admissible